Catégorie : Santé sexuelle et reproductive

Conduite du dialogue intergénérationnel à Sada II dans le canton de Kparatao de la préfecture de Tchaoudjo.

Conduite du dialogue intergénérationnel dans la communauté de Sada II dans le canton de Kparatao de la préfecture de Tchaoudjo.

Dans le souci de renforcer la jouissance des droits sexuels et reproductifs des enfants et jeunes dans les établissements scolaires, centres d’apprentissage et familles, l’ONG-PAFED en partenariat avec Plan International Togo à travers l’appui financier de l’ASDI et Plan Suède a organisé le 26 février et le 02 mars 2021, une discussion intergénérationnelle dans la communauté de SADA II.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo ». Elle a regroupé 40 participants (CVD, chefferie, club des mères, club scolaire d’enfants et jeunes, leaders religieux) pour un focus de 16 hommes ; un focus de 13 femmes ; un focus de 5 garçons et un autre de 6 filles.

Les discussions en groupe ont été conduites par les facilitateurs et le chargé de suivi-évaluation. De ces discussions, les croyances, les normes ainsi que les pratiques néfastes que celles-ci engendrent dans l’éducation des enfants et jeunes ont été identifiées.

Les résultats des discussions de groupes ont été présentés à l’ensemble des participants à la fin de la première journée. Lors de la seconde journée, ils ont été synthétisés puis déclinés en plan d’action qui sera ensuite exécuté avec l’appui de l’ONG-PAFED. Cette dernière rencontre d’interface a connu la participation de 15 leaders et enfants/jeunes dont 5 femmes, 4 hommes, 3 filles et 3 garçons.

Un comité de suivi du plan d’action composé de 5 membres dont 3 adultes et 2 enfants a été mis sur pied. Ce comité veillera à la mise en œuvre des actions de mitigation définies à l’interface afin que les pratiques liées aux 4 normes et croyances concluantes soient effectivement mis en œuvre pour un changement de comportement favorable à l’épanouissement et à la jouissance des droits sexuels et reproductifs des enfants et jeunes adolescents(es).

Formation des clubs sur les violences, les voies de recours notamment la technique « USHAHIDI ».

400 enfants et jeunes à l’école des techniques de lutte contre les violences.

L’une des stratégies sur lesquelles mise le projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo » pour apporter le changement souhaité quant aux actes préjudiciables que subissent les enfants et les jeunes est de renforcer les capacités des enfants à dénoncer les violences et à revendiquer leurs droits en ce qui concerne l’égalité des sexes, l’éducation sans violence et les droits sexuels.

Aussi, l’ONG PAFED, partenaire de mise en œuvre dudit projet dans les préfectures de Tchaoudjo et de Tchamba, a-t-elle organisé des sessions de formation des enfants et jeunes membres des clubs scolaires et extrascolaires desdites préfectures, sur les violences, les droits sexuels et reproductifs et les voies de dénonciation notamment la technique USHAHIDI.

Cette activité a eu lieu les 20 et 21 Février 2021 à Tchaoudjo et à Tchamba et a touché au total 300 élèves de 12 clubs scolaires et 100 apprentis de 04 clubs extrascolaires. C’est donc au total 400 enfants et jeunes élèves et apprentis dont 243 filles, accompagnés par leurs encadrants (32 dont 15 femmes) qui ont acquis de nouvelles connaissances sur leurs droits et devoirs, sur les droits sexuels et reproductifs, les types de violence ainsi que les voies de recours en cas d’abus et de violence. L’accent à cette formation, a été mis sur la méthode de dénonciation via SMS sur la ligne verte « allo1011 » encore appelée la technique « USHAHIDI ». Les 32 formateurs mobilisés à travers les cantons des deux préfectures pour le renforcement des jeunes, n’ont eu de cesse de marteler que les enfants et jeunes devraient agir pour leur propre protection en dénonçant les cas de violences dont ils seraient victimes ou témoins et en sensibilisant leurs pairs pour qu’ils en fassent autant.

Notons que les 400 jeunes ont également renforcé leurs connaissances sur la covid-19 et les mesures et gestes barrières pour briser la chaîne de transmission de cette maladie.

Ils sont désormais aptes à agir d’une part, pour se protéger et protéger leurs proches contre cette pandémie et d’autre part, pour contribuer à lutter efficacement contre les violences de tous genres dont ils feraient l’objet. À cet effet, quelques actions identifiées par les membres des clubs ont fait l’objet de planification séance tenante et feront l’objet d’un suivi.

Sensibilisation des enseignants et des APE du CIFA Fatimah de Goubi sur les normes, croyances et pratiques préjudiciables, sur leurs rôles et responsabilités et sur les droits sexuels des adolescents.

Sensibilisation des enseignants et des APE du CIFA Fatimah de Goubi sur les normes, croyances et pratiques préjudiciables, sur leurs rôles et responsabilités et sur les droits sexuels des adolescents.

Afin de permettre aux intervenants dans la vie de l’école de jouer leurs rôles pour un environnement scolaire exempt de violences et protecteur, l’ONG PAFED a organisé une réunion de sensibilisation à l’endroit des enseignants et membres APE du Complexe franco-arabe Fatimah du canton de Goubi.

Cette réunion a porté sur les notions d’enfant, de violence et surtout des droits sexuels des adolescents. Les débats ont beaucoup plus tourné autour des grossesses des adolescentes dont l’une des causes est la sous-information des jeunes sur la sexualité et les droits sexuels et reproductifs. Les parents eux-mêmes ont pu tirer de cette réunion, la nécessité d’éduquer les enfants sur la sexualité pour éviter que la rue leur vole cette responsabilité.

Ils ont également, à travers les échanges, reconnu les effets néfastes des violences sur les enfants et promis revoir leur manière d’éduquer les enfants.

Cette réunion a été possible grâce au projet « Renforcement de la Société Civile pour la lutte contre les Violences de Genre au Togo » financé par Plan International Suède à travers l’ASDI en partenariat avec Plan International Togo. 13 personnes dont 1 femme ont pris part à ces échanges.

Témoignage d’un participant :

« Je voudrais attirer ici l’attention de mes frères pour leur dire que les temps ont changé et que nous devons éduquer nos enfants sans violence. Ne jamais cesser de leur parler et les écouter va réduire beaucoup les violences. Les ONG sont là pour nous appuyer dans ce sens. Pour moi c’est le fait d’aborder la question de sexualité qui est mon problème. Mais aujourd’hui je vois que parler du sexe aux enfants ce n’est pas du tout ce que je pensais ».

Sensibilisation des enseignants et des APE du CEG Baptiste de Hezoude sur les normes, croyances et pratiques préjudiciables, sur leurs rôles et responsabilités et sur les droits sexuels des adolescent-e-s

Sensibilisation des enseignants et des APE du CEG Baptiste de Hezoude sur les normes, croyances et pratiques préjudiciables, sur leurs rôles et responsabilités et sur les droits sexuels des adolescent-e-s

L’école est un lieu d’apprentissage par excellence des enfants et jeunes. Son environnement devrait être favorable pour leur permettre de s’épanouir et devenir des adultes responsables. Mais force est de constater que cet environnement est devenu un lieu rempli de violences de tous ordres et surtout les violences de genre qui occasionnent des abus sexuels par les porteurs d’obligation. Pour lutter contre les violences en milieu scolaire, une rencontre a été organisée au CEG Baptiste de Hèzoudè dans le canton de Koussountou et a réuni les enseignants et membres APE dudit collège le 09 Février 2021. 13 personnes dont 1 femme y ont participé.

Cette rencontre d’échanges est venue à point nommé pour relever les rôles et responsabilités de chacun des acteurs el’éducation.la question des châtiment corporels a fait objet de débat, ceci a amené à faire un aperçu sur les conséquences des violences sur un enfant.

Au cours des discussions il est ressorti que les filles sont quotidiennement victimes de violences sexuelles de la part de leurs enseignants et de leurs pairs garçons. Il a été fait un rappel sur la loi du 16 mai 1984 et d’autres passages dans le Code de l’enfant qui interdisent ces actes. Des rendez-vous ont été pris avec les parents et les enseignants pour entretenir les filles et les garçons sur la sexualité.

Encore une fois, cette rencontre a permis de faire un pas vers la déconstruction des normes sociales préjudiciables à l’épanouissement des enfants et surtout des filles. Elle est organisée par l’ONG PAFED sur le projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo » en partenariat avec Plan International Togo avec l’appui financier de Plan Suède à travers l’ASDI.

Témoignage d’un parent :

« Votre venue est saluée par moi particulièrement car depuis un certain temps je ne mettais plus pied dans cet établissement. Des enseignants ont enceinté nos filles et présentement ils sont partis. Et les abus sexuels continuent, ils sont avertis ; si on attrape quelqu’un, ils n’ont qu’à savoir que ce n’est pas nous et que c’est la loi. Venez de temps en temps parler à nos filles aussi ».

Renforcement de la réunion des leaders traditionnels et religieux sur les croyances, normes et pratiques sociales préjudiciables aux droits sexuels des adolescent-e-s

Renforcement de la réunion des leaders traditionnels et religieux sur les croyances, normes et pratiques sociales préjudiciables aux droits sexuels des adolescent-e-s

Les enfants et jeunes surtout les filles sont toujours victimes des pratiques séculaires préjudiciables sous diverses formes, qui ont leurs sources dans les croyances et normes transmises de générations en générations dans les familles/communautés et qui constituent une violation des droits sexuels des adolescents surtout les jeunes filles.

Afin d’identifier ces pratiques et les déconstruire progressivement dans nos communautés, une réunion organisée par les leaders du canton de Kaboli à l’intention d’une minorité Peulh du village de Nima Lofoé (préfecture de Tchamba) a été appuyée par la facilitatrice du projet de la zone le 04 Février 2021. Il a été question de sensibiliser les garants des us et coutumes du village à reconnaitre le caractère préjudiciable de certaines pratiques sur les enfants et jeunes surtout les filles, à identifier les normes et croyances sur lesquelles ces pratiques se fondent et à envisager leur déconstruction progressive. C’est une communauté qui continue par marier précocement les filles pour répondre à leur tradition qui trouve qu’une fille doit être mariée très tôt pour lui éviter le vagabondage.

Un focus sur les conséquences de cette pratique a été fait à savoir la non jouissance de leurs droits sexuels par les filles, l’abandon de l’école, les grossesses précoces entrainant des conséquences pour la fille et pour l’enfant, le cycle intergénérationnel de la pauvreté…

Le chef de village, les femmes leaders, les leaders religieux ont pris l’engagement de veiller à l’éducation scolaire des enfants et de cesser de marier leurs enfants.

Les participants étaient 23 dont 15 femmes.

Cette activité a été mise en œuvre par l’ONG PAFED, partenaire de Plan International Togo sur le projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo » financé par ASDI.

Photo de famille-Réunion des leaders à Nima Lofoé

Sensibilisations des enseignants, des COGERES et des APE sur les normes, croyances et pratiques préjudiciables, sur leurs rôles et responsabilités, sur le processus de dénonciation des violences, la gestion des cas d’abus et les droits sexuels

Renforcement des réunions des leaders communautaires sur les normes et croyances préjudiciables aux droits sexuels des enfants/jeunes adolescent(e)s

En réponse à la situation préoccupante due aux violences que vivent les enfants et jeunes dans les institutions chargées de leurs éducations notamment l’école, la famille, les centres d’apprentissage l’ONG PAFED a organisé une réunion de sensibilisation à l’endroit membres APE, COGERES, enseignants et leaders communautaires du village de Tchavade dans la préfecture de Tchaoudjo. Elle a porté sur les effets néfastes des violences, les méthodes alternatives, l’éducation sexuelle et les droits à la santé sexuelle et reproductive. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la Société Civile pour la lutte contre les Violences de Genre au Togo » financé par Plan international Suède à travers l’ASDI.

Cette séance a permis aux leaders communautaires, membres APE, COGERES, enseignants du CEG Tchavadè d’échanger sur les violences faites aux enfants et surtout sur celles basées sur le genre, de comprendre et de prendre conscience des méfaits des violences sur les enfants, comprendre ce que c’est que les violences basées sur le genre et leurs conséquences,

Les participants étaient au nombre de 18 dont 3 femmes. Ils ont pris l’engagement de cesser et de faire cesser les violences sur les enfants.

« Nous enseignants, nous sensibilisons déjà nos élèves sur l’éducation à la santé sexuelle mais le travail reste au niveau de la maison car les parents doivent faire leur part et mieux contrôler leurs enfants pour éviter qu’ils commettent des erreurs irréversibles », déclare un enseignant à la fin de la séance.

Renforcement des réunions des leaders communautaires sur les normes et croyances préjudiciables aux droits sexuels des enfants/jeunes adolescent(es)

Renforcement des réunions des leaders communautaires sur les normes et croyances préjudiciables aux droits sexuels des enfants/jeunes adolescent(e)s

En vue de contribuer à l’éradication des formes de violences qui sont faites à l’égard des enfants et jeunes surtout des filles et les plus exclus dans les communautés de la préfecture de Tchaoudjo, l’ONG PAFED a appuyé les alliés à l’organisation d’une réunion avec les leaders communautaires et religieux dans le village de SADA 2, canton de Kparatao, dans la préfecture de Tchaoudjo.

Cette activité rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la société civile pour la lutte contre les violences de genre au Togo financé par Plan Suède à travers ASDI avec l’appui technique de Plan international Togo. Elle a eu pour objectif d’échanger avec les leaders communautaires et religieux sur les normes et croyances qui sous-tendent les violences de genre dont sont victimes les enfants et jeunes particulièrement les filles. Ils ont également discuté des droits sexuels et reproductifs des jeunes et la nécessité d’offrir aux enfants et jeunes, une éducation sexuelle à la maison.

Cette réunion a eu lieu dans la cour du chef du village de Sada le 29 /01/2021 et a connu la participation de 30 personnes dont 16 femmes. Elle a été animée par la facilitatrice du projet de la zone et a permis de ressortir des exemples de croyances qui donnent lieu à des normes préjudiciables aux enfants et jeunes. En exemple, la facilitatrice du projet a relevé la norme selon laquelle « un acte de naissance n’est pas une obligation pour un enfant si ce n’est pour nécessité telle que pour passer un examen ».

« Ici les gens se foutent des actes de naissance. Par exemple dans le quartier AKEVI, plus de 59 enfants n’ont pas de naissances et pourtant sont élèves au primaire » a avoué un participant. Cette rencontre représente un déclic qui favorisera un changement de mentalité de la part des leaders communautaires afin que les enfants et jeunes ne soient plus victimes de pratiques préjudiciables.

DES KITS ALIMENTAIRES ET DES SERVIETTES HYGIÉNIQUES A DES FEMMES ET FILLES VULNÉRABLES

Activité Projet Femmes Covid-19

DES KITS ALIMENTAIRES ET DES SERVIETTES HYGIENIQUES A DES FEMMES ET FILLES VULNERABLES

Sokodé, 14 août.

          L’ONG Programme d’Appui à la Femme et l’Enfance Déshéritée (PAFED) a sensibilisé, le jeudi 13 août à Sokodé, la population sur la pandémie liée au coronavirus (COVID-19) et distribué des kits alimentaires et des serviettes hygiéniques à des femmes et filles vulnérables. Cette opération se situe dans la mise en œuvre du projet : « Renforcement de la résilience des femmes de la région centrale face à la pandémie de COVID-19 », initié par le PAFED avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de 10 957 500 FCFA.

Le projet vise à contribuer au développement du leadership féminin dans la riposte contre le COVID-19 et à la protection des femmes et des filles en cette période de crise sanitaire. Il s’agit également de réduire la vulnérabilité des femmes et des filles pour accroître l’implication du leadership féminin dans la riposte contre le coronavirus.

 Les kits alimentaires composés du riz, d’huile, de boites de tomate, des pâtes alimentaires et du maïs et des serviettes ont été distribué à 200 femmes et jeunes filles vulnérables.


           La directrice de l’Ecole Nationale des Aides Sanitaires (ENAS) de Sokodé, Mme Ayindo Aimée a sensibilisé la population sur le coronavirus, sa propagation, les symptômes et comment l’éviter. Elle a exhorté la population au respect des mesures barrières notamment, le lavage des mains au savon, le port obligatoire du masque, le respect de la distanciation sociale et autres. Le maire de la commune Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini Mankana, a remercié l’ONG PAFED et le PNUD qui œuvrent aux côtés du gouvernement dans la riposte contre le coronavirus. Il a exhorté la population au respect des mesures barrières, seul moyen de lutte contre la propagation de la pandémie. 

 

Cette opération s’est également déroulée dans les autres préfectures de la région Centrale à savoir Tchamba, Sotouboua, Mô et Blitta où 300 kits alimentaires et 200 serviettes ont été distribués à 600 femmes et filles vulnérables. 25 dispositifs de lavage de main et des bavettes ont été également remis aux populations.